Libres,Fièr.es et Rien d'autre!
11 Février 2026
L’administration Trump vient d’ordonner le retrait du drapeau arc-en-ciel du Stonewall National Monument à New York. Sous couvert de « neutralité administrative », c’est un pan entier de notre visibilité qui est attaqué en plein cœur de notre sanctuaire historique.
C’est le genre de nouvelle qui vous prend aux tripes dès le matin. Le Stonewall National Monument, ce petit bout de terre à Christopher Park qui respire encore l'esprit de 1969, vient de perdre ses couleurs. Sur ordre de l'administration, le National Park Service (NPS) a décroché le drapeau Pride, balayant d'un revers de main une tradition installée depuis 2016.
L'argument officiel pour justifier ce geste ? De nouvelles directives qui ne toléreraient que le drapeau américain sur les sites fédéraux. C’est la magie de la bureaucratie froide : transformer une attaque politique ciblée en une simple question de « règlementation ».
Pourtant, prétendre que le drapeau arc-en-ciel n'a pas sa place à Stonewall est une aberration. Ce parc n’est pas qu’un alignement de bancs et d’arbres ; c’est le sol où nos aîné·es ont dit « stop » à la violence. C’est là que notre fierté est devenue politique. Enlever ce symbole, c'est nier l'âme même du lieu.

Ce retrait n’est pas un incident isolé, c'est une étape de plus dans un plan bien huilé. On n'oublie pas que l'an dernier, les termes « transgenre » et « queer » ont été gommés du site officiel du monument. Entre les décrets sur les sexes « immuables » et les offensives contre nos droits dans le sport ou la santé, le message est limpide : cette administration veut nous invisibiliser, nous renvoyer dans l’ombre et le silence.
« On peut retirer un morceau de tissu d'un mât, mais on ne retire pas Stonewall de l'Histoire. »
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Heureusement, New York a de la mémoire. Le maire Zohran Mamdani et plusieurs élus ont déjà annoncé la couleur : ils ne comptent pas en rester là. Le drapeau reviendra, d'une manière ou d'une autre. Parce que Stonewall appartient à celleux qui ont tenu tête aux matraques en juin 69, pas à des fonctionnaires en quête de « normalisation ».
Aujourd'hui, c'est un drapeau. Demain, ce seront nos droits fondamentaux. Alors, plus que jamais, restons visibles, restons bruyants et montrons-leur que nos couleurs ne s'effacent pas avec un simple décret.
Ne lâchons rien !