Libres,Fièr.es et Rien d'autre!
31 Janvier 2026
Dans un vote historique, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a massivement soutenu une résolution appelant à l’interdiction stricte des « thérapies » de conversion. Une victoire éclatante pour les droits humains qui dessine les contours d'un continent plus sûr pour les personnes LGBTQIA+.

C’est le genre de nouvelles qui nous rappelle pourquoi le combat pour la dignité ne doit jamais faiblir. Le 28 janvier dernier, le Palais de l'Europe à Strasbourg a été le théâtre d'un signal fort envoyé à travers tout le continent : avec 71 voix pour et seulement 26 contre, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) a adopté une résolution sans équivoque pour mettre fin aux pratiques de conversion.
Pour celle, ceux et celleux qui l'ignoreraient encore, derrière ce terme clinique se cachent des interventions violentes et traumatisantes visant à modifier l’orientation sexuelle ou l’identité de genre d’une personne. Aujourd'hui, l'Europe dit : « Assez ».
Ce qui est particulièrement réjouissant dans ce texte, c'est son exigence de précision. L'Assemblée ne se contente pas de grands principes ; elle appelle les États membres à intégrer dans leurs lois des sanctions pénales basées sur une « définition claire et exhaustive » de ces pratiques.
Pourquoi est-ce crucial ? Parce que le flou juridique est souvent la brèche dans laquelle s'engouffrent les structures religieuses ou pseudo-médicales pour continuer à briser des vies en toute impunité. En demandant des sanctions concrètes, le Conseil de l’Europe transforme une recommandation éthique en un véritable bouclier juridique.
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L'autre point fort de cette résolution réside dans la mise en place de mécanismes de surveillance. On le sait, ces pratiques se déroulent souvent dans l'ombre, derrière des portes closes ou au sein de cercles familiaux et communautaires fermés.
En encourageant la création de canaux officiels pour dénoncer ces abus, l'APCE offre enfin une voix aux victimes. C’est une étape fondamentale pour briser l’isolement et garantir que personne ne soit laissé à la merci de charlatans sous prétexte de « guérison ».
Certes, cette résolution n’est pas encore une loi contraignante dans chaque pays, mais elle place les gouvernements européens face à leurs responsabilités. C'est une boussole précieuse pour les pays qui hésitent encore à légiférer.
l'annonce de ce vote nous donne une certitude : le vent tourne. La reconnaissance de la nocivité de ces pratiques n'est plus un débat de société, c'est une exigence de santé publique et de justice.