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Queer de Rien

Libres,Fièr.es et Rien d'autre!

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Do you speak inclusif ?

Do you speak inclusif ?
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On nous a dit que le masculin l’emportait, mais dans la vraie vie, personne n’a envie de perdre. Si l'écriture inclusive vous semble être un casse-tête chinois ou une énigme de Fort Boyard, cet article est pour vous. Spoiler : on ne va pas supprimer la grammaire, on va juste lui donner un peu plus de panache et de place pour tout le monde.

 

On ne va pas se mentir : la première fois qu’on croise un point médian ou qu’on entend un pronom inédit, on a un peu l’impression d’essayer de déchiffrer un code secret. On bafouille, on hésite, on a peur de la « police de la pensée ». Mais rassurez-vous, l’écriture et la parole inclusives ne sont pas là pour nous compliquer la vie, mais pour ouvrir la porte à tout le monde.

Pourquoi s'embêter avec ça ?

La langue, c’est comme une maison. Si la porte est trop étroite, certaines personnes restent sur le trottoir. Utiliser un langage inclusif, c’est simplement élargir l’entrée.

L’enjeu est de taille : rendre visible ce qui a été longtemps invisibilisé. Quand on utilise des termes neutres ou que l’on accorde de manière plus juste, on reconnaît l’existence de chacun et chacune, au-delà des cases habituelles. C’est une question de respect, de reconnaissance et, avouons-le, c'est aussi une façon de rendre notre langue beaucoup plus créative !

Zoom sur la fluidité : Bien réagir face à une personne genderfluid

Vous rencontrez quelqu’un qui vous dit être genderfluid (dont l’identité de genre varie dans le temps) ? Pas de panique, voici le petit guide de survie pour rester cool et respectueux :

Demandez les pronoms (sans en faire un drame) : Un simple « Quels sont tes pronoms en ce moment ? » suffit. C’est beaucoup moins gênant que de passer toute la soirée à faire des acrobaties grammaticales pour éviter de dire "il" ou "elle".

L’erreur est humaine : Vous avez utilisé le mauvais pronom ? Pas besoin de vous confondre en excuses pendant dix minutes (ça rend le moment encore plus lourd pour tout le monde). Corrigez-vous simplement : « Elle... enfin, iel m'a dit que... » et continuez la discussion.

L'astuce de l'épicène : Si vous avez peur de vous tromper, utilisez des mots neutres par nature. « Quelqu'un d'adorable » au lieu de « Un garçon gentil ».

Le petit lexique de survie (les bases)

Pour ne plus être perdu·e lors de votre prochain dîner ou sur vos réseaux, voici les indispensables. 

Le Mot C'est Quoi?  Comment on l'utilise? 
Iel/Iels Pronom neutre Contraction de "Il" et "Elle". Pratique pour désigner quelqu'un sans présumer de son genre? 
Point médian L'outil de l'écrit Le fameux point (.) qui permet d'écrire "Les étudiant.es" pour inclure tout le monde en un seul mot. 
Mots épicènes Les mots magiques Des mots qui ne changent pas de forme selon le genre (partenaire, collègue, artiste, membre...)
Mégenrer Le faux pas Utiliser le mauvais genre ou le mauvais pronom pour parler d'une personne (souvent involontairement). 
Néopronom Les nouveaux venus Pronoms crées pour palier l'absence de neutre en français (comme iel, ael, ol). 


Le mot de la fin

Apprendre l'inclusif, c'est comme apprendre le vélo : on tombe un peu au début, on a l'air un peu instable, mais une fois qu'on a le coup de main, on se demande pourquoi on ne l'a pas fait plus tôt. L'important n'est pas la perfection, mais l'intention. On essaye, on se trompe, on progresse, et surtout, on discute !

 

 

 

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